Crise no preço fixo em França
Problemas na questão do preço fixo em França, via Le Monde:
«Mais qui veut la mort de la loi Lang ? Le consensus autour de ce texte, qui a instauré le prix unique du livre en France, voté à l'unanimité en 1981, pris depuis comme modèle à l'étranger et volontiers qualifié de "première loi de développement durable", semble aujourd'hui s'effriter à la faveur du projet de loi de modernisation de l'économie (LME), dont l'examen doit commencer, jeudi 29 mai, à l'Assemblée nationale.
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Les librairies indépendantes, qui emploient 13 000 salariés, "ne pourraient pas résister à l'émergence d'un marché de solde à grande échelle dans les grandes surfaces comme sur Internet" ; de plus, "les éditeurs pâtiraient directement d'un report des achats de nouveautés dans l'attente des soldes" ; en ce qui concerne les écrivains, "le système envisagé ne profiterait qu'aux auteurs de best-sellers".
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Restent les consommateurs. En entraînant une baisse du prix des livres, cette mesure devrait permettre aux clients d'acheter plus de livres. "Nos clients trouvent que les livres sont chers", explique Xavier Garambois, directeur général d'Amazon France, qui juge "très positive" l'initiative des deux députés. "Cela stimulerait le marché du livre, qui est moins dynamique en France qu'en Grande-Bretagne et où les nouveautés sont moins chères", poursuit-il.
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Les livres sont-ils trop chers en France ? La question est posée. "La loi sur le prix unique est la pierre angulaire de la vie éditoriale. Elle n'empêche pas la concurrence et ne lèse pas les consommateurs", avertit Antoine Gallimard. Provocateur, Hervé de La Martinière estime que "les livres ne sont pas assez chers", si on considère le travail fourni par l'écrivain, l'éditeur, voire le temps passé à lire un livre au regard du coût d'une place de cinéma.»